Nahon

Michelle Nahon - Martinès de Pasqually : Un énigmatique franc-maçon théurge du XVIIIe siècle, fondateur de l’Ordre des Élus Coëns.

Pascal Galodé Éditeurs www.pascalgalodeediteurs.com
La première biographie depuis 70 ans du fondateur de la Franc-Maçonnerie mystique. Un ouvrage de référence pour les francs-maçons spiritualistes et les martinistes.
Broché – Format : 150 x 210 mm - ISBN : 978-2-35593-174-1 - Distribué par SODIS – Prix : 22 € + port

Descriptif

Ce livre, résultat d’un long travail – près de trente ans – de recherches faites avec l’aide d’historiens de métiers, retrace l’histoire et le cheminement de ce très curieux personnage que certains considèrent comme un maître spirituel et d’autres comme un gourou peu scrupuleux. Pourtant ce livre, qui est en fait un essai historique, montre que Martinès de Pasqually ne s’est pas enrichi au détriment de ses disciples et qu’il a même été confronté à de sérieux problèmes d’argent.

Là où la vie de Martinès de Pasqually devient passionnante c’est lorsque l’on constate qu’il a eu des appuis de hauts personnages, lui qui a été ouvrier en voiture et au mieux petit négociant : il possédait une patente, signée par le prince Charles-Edouard Stuart, lui permettant de fonder une loge maçonnique et de créer quelques années plus tard l’Ordre des Chevaliers Maçons Élus Coëns de l’Univers ; il a certainement eu de sérieux appuis de la part du duc de Richelieu, maréchal de France, gouverneur de Guyenne et proche de Louis XV : il a été de nombreuses fois reçu par le prince de Rohan, archevêque de Bordeaux, qui l’a introduit à la Cour auprès des ministres, sans parler de ses nombreux disciples de noblesse.

Soit missionné soit se sentant missionné dans son œuvre paramaçonnique et spiritualiste, Martines de Pasqually a su saisir les opportunités avec finesse et décision pour établir son Ordre. Malheureusement ses ennemis finirent par gagner, il dut quitter Bordeaux, espérant un retour proche. Mais l’éloignement puis la maladie mirent un terme à son grand projet.

L’auteur : Michelle Nahon

Questionnée depuis ses études de lettres classiques par l’intérêt que les hommes portaient aux Écoles de Mystères dans l’Antiquité, Michelle Nahon a étudié divers domaines spiritualistes, ésotériques, philosophiques, dont la franc-maçonnerie, le rosicrucianisme et le martinisme.

Encouragée par Antoine Faivre et Robert Amadou ainsi que par les premières découvertes de documents à Bordeaux concernant Martinès de Pasqually, elle a entrepris, avec passion et sérieux, une recherche approfondie en collaboration avec un enseignant en histoire, Maurice Friot, aide précieuse dans ce travail minutieux de consultation et d’interprétation des archives. Ils ont publié régulièrement leurs découvertes depuis 1983 d’abord dans diverses revues et depuis 1990 dans le Bulletin d’une société de recherches historiques, la Société Martinès de Pasqually, fondée en 1989 à Bordeaux pour retrouver les traces de cet homme mystérieux et de son Ordre. Membre fondatrice de cette Société, elle en est devenue la présidente en 1997 avec l’objectif – réalisé - de préserver la qualité historique du Bulletin et de lui donner une reconnaissance nationale et internationale. Grâce à cet ouvrage, Michelle Nahon nous permet de découvrir le cheminement spirituel et initiatique du fondateur de la première école de maçonnerie mystique du XVIIIe siècle.

Cet ouvrage s’adresse non seulement à tous les adeptes ou passionnés de la Franc-maçonnerie ou du Martinisme mais aussi aux amateurs du Siècle des Lumières. {tab Ouvrage d'exception}

Propos sur un ouvrage d’exception

Tout n’y est pas dit mais tout ce qui est dit est bien dit. La documentation est non seulement vérifiée mais revérifiée ! Derrière chaque mot, le poids, le nombre, la mesure sont présents !

Nous avons dans les mains le premier document clair et utile sur la vie de Martinès. Tout y est construit de façon pédagogique avec pour objectif de compléter au fur et à mesure de nouvelles découvertes les cases douteuses ou encore vides. Quel serait le plaisir de la recherche si tout était trouvé !

Que dire sur ces dizaines d’années de recherches patientes et laborieuses, sur ce travail de reconstruction du puzzle d’une existence ? Félicitez-vous de votre achat ! Si ce n’est pas encore fait, tant pis pour vous !

Si vous vous intéressez à cette époque, que vous soyez maçon atteint d’athéisme aigu, libre-penseur en pleins de raisonnements ou que vous fassiez parti des amis de Martinès, vous pourriez être étonné de l’honnêteté intellectuelle qui règne tout au long de l’ouvrage. Une honnêteté à laquelle les historiens athées ne sont plus habitués, et dans la routine de laquelle les historiens religieux ont parfois des difficultés à tomber !

Que resterait-il donc à trouver ?

Les documents relatifs à la naissance de Martinès.

Vérifier l’origine Maçonnique de Martinès. Nous savons sa patente venue « selon l’époque » avec des doutes sur sa nature. Incontournable, ce que j’appelle l’état de Maçon vécu par et avec Martinès. Il était d’usage de donner ou vendre des patentes à des voyageurs pour qu’ils installent une loge là où ils se rendaient. Que certaines patentes soient particulières, nous le savons puisque les Grandes Loges et Grand Orient de France ont « reconstitué » les patentes des loges qui se mettaient sous les auspices de ces obédiences. Le tout, comme il est d’usage, moyennant finances. Entre l’intérêt financier et la régularisation administrative, si certains reprochent à cette époque le commerce initiatique, il me paraît bon de remarquer avec Martinès que le Duc de Chartres duc d’Orléans demandera, lui l’une des premières fortunes de France, des subsides pour installer en des locaux dignes du Grand Orient son obédience !

Revenons à l’homme, sur l’enfance et les années obscures, les documents manquent encore. Fut-il militaire ? Des documents existent. Sont-ils conformes à la réalité ? Comme il est difficile de se prétendre maçon sans être jamais entré en loge, il me semble tout aussi difficile de s’affirmer militaire sans jamais avoir vécu dans un régiment, ni en des temps troublés sans avoir participé à des opérations militaires. Ceux qui reçoivent Martinès semblent lui reconnaître ce côté soldat qui s’acquiert au fil du temps dans les compagnies des régiments.

Il nous manque aussi des documents sur les activités de Martinès à Saint-Domingue et sur son action pour former des maçons.

Qu’il soit bientôt publié les documents relatifs à l’enseignement de l’école de Martinès, à ses pratiques théurgiques, ses rituels, sous une forme aussi claire et utile que l’ouvrage de Michelle Nahon, voilà un vœu que nous pouvons former. Tout ce qui existe actuellement est un peu dispersé, en premier parce que cette dispersion habituelle sous d’autres latitudes est naturelle à Martinès, ensuite parce que nos esprits ont besoin d’ouvrages aussi clairs que celui de Michelle Nahon pour accéder à l’œuvre de Martinès et, saisir la portée du travail demandé aux chevaliers maçons élus-coëns de l’univers !

En quatre mots : l’Ouvrage d’exception !

Cyvard Mariette


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