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L’École normale de l’an III

Elle fut « une vaste colonne de lumière qui, sortie tout à coup au milieu de ce pays désolé, s’éleva si haut, que son éclat immense put couvrir la France entière et éclairer l’avenir » - Jean Baptiste Biot (1774-1862).

Création de l'École normale

La création de l’École normale

La Convention décide le 30 octobre 1794 (9 brumaire an III) de créer à Paris une École normale dont le but est de former des instituteurs et des professeurs pour toute l’étendue de la République : « Il sera établi à Paris une École normale, où seront appelés, de toutes les parties de la République, des citoyens déjà instruits dans les sciences utiles, pour apprendre, sous les professeurs les plus habiles dans tous les genres, l’art d’enseigner ». L’enseignement dispensé dans cette nouvelle école aura pour but d’enseigner l’art d’enseigner et la méthode d’enseigner ; ainsi serait obtenue la formation de manière accélérée d’un nombre important d'instituteurs destinés à ouvrir ensuite dans leurs départements des écoles normales d’instituteurs. Ce fut près de 1500 élèves qui suivirent les cours.

L’enseignement que les professeurs de l’École normale auront à donner, devrait être discuté par l’ensemble des élèves : « le droit de parler pour interroger les lumières des professeurs, ou pour communiquer leurs propres lumières » était donné à tous les élèves. Les cours ainsi que les discussions seront recueillis par des sténographes et publiés dans un journal ».

Le décret nommant les professeurs donnait également l’horaire des cours : « La séance commencera tous les jours à onze heures du matin, et finira à une heure un quart ».

Cet enseignement comprenant la mathématique, la physique, la géométrie, la géographie, l’histoire, la morale, la grammaire, l’analyse de l’entendement et la littérature. Les professeurs nommés étaient, dans leur ensemble, les meilleurs à leur poste respectif : Lagrange, Laplace (mathématique), Monge (géométrie), Berthollet (chimie), Bernardin de St. Pierre (morale), Sicard (grammaire) Laharpe (littérature) et Garat (entendement).

Les leçons eurent lieu dans l'amphithéâtre du Muséum d'histoire naturelle.

C’est par décret de la Convention, sur proposition du girondin Guyomar, que l'École fermera le 30 floréal de l’an III. Les cours de l’École normale ne durèrent que 4 mois du 1er pluviose de l'an III (20 janvier 1795) au 30 floréal de l'an III (19 mai 1795).

Elle est considérée comme l’ancêtre de l’École normale de la rue d’Ulm et des autres écoles normales.

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